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Quand l’assurance crédit croise la politique extérieure

Quand l'assurance crédit croise la politique extérieure | Assurance crédit | Lussier Dale Parizeau
Jean-René Poitras | 12 août 2014

Avec l’annonce toute récente de l’embargo déclaré par la Russie sur plusieurs importations, nul doute que plusieurs exportateurs canadiens sont actuellement en train de vérifier leurs options d’assurance… Un bon exemple de cas où une assurance crédit couvrant les risques politiques peut s’avèrer bien utile !

Suite à la crise ukrainienne qui sévit depuis le début de 2014 et la prise récente de sanctions par plusieurs états occidentaux (dont le Canada) contre la Russie, ce pays a, à son tour, mis en place d’importantes restrictions sur les importations de nombreux produits en provenance de ces mêmes états.

Voici bien le genre de changement de règles d’exportation qui peuvent gravement affecter les perspectives financières d’une compagnie. Par exemple, un producteur de porc canadien.

L’assurance crédit, pour protéger contre les risques politiques

L’assurance crédit est une forme très particulière d’assurance qui offre aux entreprises une protection contre les défauts de paiement survenus, entre autres, dans le cadre d’un risque politique dans les contrats à l’exportation comportant un crédit client.

Lorsque l’on exporte, les risques peuvent se manifester à tous les stades de l’opération : soit un incident pendant l’exécution du contrat, soit lors du remboursement de la créance.

Afin de répondre à ces nombreux risques encourus par l’exportateur durant les différentes phases du contrat, ou par les banques qui mettent en place les schémas de financement, l’assurance crédit pourrait, selon les choix effectués à la souscription du contrat, garantir les risques en période d’exécution du contrat commercial (risque d’interruption du contrat et/ou de non-paiement) et/ou le risque de non remboursement du crédit.

Un bon point pour une PME ou une grande entreprise évoluant à l’international, qui peut subir les conséquences de décisions sur lesquelles elle n’a pas toujours le contrôle !

Pour en savoir plus sur l’assurance crédit, cliquez ici et contactez-nous.

 

À propos de l’auteur

Jean-René Poitras

Jean-René est directeur adjoint en assurances des entreprises, région Est et courtier en assurance de dommages.

Jean Rene Poitras courtier chez Lussier Dale Parizeau
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Commentaires

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2 commentaire(s)

  • Toetra Rakoto |

    Une extension de la garantie aux risques de carence (client) ou une garantie des pénalités et dommages-intérêts pour inexécution de contrat n’est-elle pas appropriée pour ce genre de situation?

    Toetra Rakoto.

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  • Sophie Côté |

    Bonjour et merci pour votre commentaire.

    Vous soulevez une question intéressante ! Une extension de la garantie aux risques de carence (client) couvre généralement les rappels de produit, ou défaillance des produits. Ce n’est pas le cas ici de notre produit (la qualité du porc canadien n’est pas remise en question).

    En ce qui concerne une garantie des pénalités et dommages-intérêts pour inexécution de contrat, il faut d’abord avoir un contrat entre les deux parties et que la clause soit inscrite dans le contrat. Les ventes d’un fournisseur à un acheteur sont souvent faites à partir d’un bon d’achat qui tient lieu de contrat et de telles clauses n’y figurent pas.

    Au contraire, en qualifiant l’acheteur sous l’assurance crédit, le fournisseur bénéficie des protections en cas de :
    – Insolvabilité ou défaut de paiement d’un client
    – Refus de votre client de prendre livraison des marchandises comme prévu au contrat (bon d’achat)
    – Annulation du contrat,
    – Retard de paiement causé par le blocage de fonds ou par des difficultés de transfert, des troubles civils dans le pays de votre client,
    – Annulation ou renouvellement de licences d’exportation ou d’importation.

    Au final, afin d’obtenir la couverture la plus appropriée, la meilleure solution est d’évaluer la situation et les risques de chaque entreprise avec un courtier qui est à la fois expérimenté en assurance crédit et conscient des risques liées au secteur d’industrie concerné !

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